Vitamine G, nouvel acteur pour baisser votre stress

Vous vous demandez probablement si cet article va vous servir. Avant de faire un tour du côté de la science, laissez-moi vous raconter mon histoire. Je n’ai pas toujours été connectée à la nature comme je le suis aujourd’hui. Puis, j’ai eu mon fils, et je me suis laissée prendre au jeu en observant mon tout-petit qui s’émerveille de tout, prend le temps d’observer sans jugement. J’ai été fascinée par cette ouverture sur le monde, que les adultes ont parfois perdu. C’est essentiel pour les enfants, à tel point que je me suis mise à le promener et que j’en ai découvert les bienfaits. Je me suis demandée comment nous avions pu ainsi nous couper de cette nature si essentielle à notre bonheur, cet article vise donc à vous donner envie, si ce n’est de révolutionner votre mode de vie, au moins d’essayer de développer des gestes santé et mieux-être pour vous aider dans la gestion du stress du quotidien.


Des données scientifiques à l’appui


En Avril 2019, l’Université du Michighan m’a conforté dans ce que je ressentais avec une étude sur l’effet sur l’homme de cette mise en contact avec la nature, qu’on dénomme aujourd’hui volontiers vitamine G (ou green). La vitamine G est donc une métaphore anglo-saxonne qui ne désigne pas une substance biologique en soi, mais un rapport à la nature. L’étude du Michigan vient nous aider dans notre démarche en apportant des données plus précises sur nos besoins en contact avec le vivant (arbres, plantes, jardins, forêts). Selon cette recherche, 20 minutes par jour seraient suffisantes. 20 minutes réellement contemplatives et libérées de nos smartphones, bien entendu, il n’y a pas juste ce que l’on fait, il y a également notre présence, notre ouverture à ce qui arrive au moment où nous le faisons. Dans cette recherche aucun lieu naturel, aucun horaire n’était imposé aux participants qui devaient d’engager à aller chaque jour se balader en nature, de jour. Les effets ont été probants et très encourageants, puisque le taux de cortisol salivaire, un marqueur de stress, avait diminué significativement après la balade boisée, comparativement au taux de cortisol avant la balade. Un résultat également intéressant pour ceux qui ont des difficultés à faire du sport, car il apporte les mêmes bénéfices sur le volet du stress que la pratique sportive. 


Organisez-vous !


L’effet constaté, nous dit une autre étude, de Stanford cette fois, est constaté sur un ballade de 90 minutes et efficace dès la première fois. Avant toute pratique, je vous conseille donc d’analyser le temps passé en espace naturel aujourd’hui pour estimer ce que vous pourriez y accorder. Si vous avez très peu de temps, je vous conseiller soit d’espacer soit d’opter pour des journées bien-être, qui agiront plus profondément sur le stress, pour venir compléter les quelques moment où vous pourrez vous-même y aller. Définissez également le type de nature qui vous attire (jardin, forêt proche, parc…). Vous n’avez peut-être pas tout à portée de mains, mais vous avez sûrement un coin de nature accessible.
Voici à présent des pistes d’activités qu’il est possible de faire dans la nature pour se relaxer et expérimenter la nature autrement, avec nos sens. Le plus important une fois encore, sera l’intention que vous mettrez dans cette pratique intérieure, de l’ordre de la méditation. 


L’exercice de la détente globale


Allongé au sol sur une serviette, bras le long du corps, concentrez-vous sur chaque partie de votre corps. Détendez la tête, les yeux, la bouche, le visage, le cou, le ventre, les bras, le bas du dos, les jambes, les pieds, les orteils. Cet exercice d’au moins 3 minutes demande concentration et minutie, mais s’avère très efficace. Le plus important sera de veiller à réguler votre respiration, essayez au minimum de rendre égaux le temps d’inspire et d’expire. Prenez le temps sur chaque partie de votre corps, jusqu’à que vous sentiez cette relaxation bien installée.

On vous parle souvent de câliner les arbres…En pratique, ça donne quoi ?


Déterminez tout d’abord votre type d’arbre :
Le type « sapin » (sapin, hêtre, charme) correspond à une personne plus réservée, qui ne cherchera en aucun cas à se mettre en avant, aura besoin d’un temps d’introspection avant de d’ouvrir aux autres, ou d’un travail de paix avec son passé.
Le type « épicéa » (épicéa, chêne, châtaignier, pin sylvestre, mélèze) est plus fonceur, se préoccupe moins des racines ou du futur, fonce tête baissée.
Choisissez votre arbre, prenez le temps de le sentir, de ressentir s’il est d’accord pour être approché. Respirez un air frais, expirez un air tiède en accord avec lui. Dès que votre respiration est installée, imaginez que vous faites pousser vos racines, très loin, jusqu’à les imaginer au centre de la terre. Sentez-vous arbre, et prolongez l’exercice aussi longtemps que nécessaire.
Prenez un temps de créativité pour écrire.

Vous avez 5 sens, mobilisez-en un maximum


Déterminez un temps pour explorer chacun des 5 sens en vous promenant :
Touchez les arbres, ressentez leur rugosité ou non. Posez le bout de vos doigts, sentez l’écorce, fermez les yeux pour essayer de décrire intérieurement ce que vous ressentez. Puis, posez les mains à plat, et sans réfléchir, essayez de ressentir ce qui se passe pour vous à ce moment.
Ouie : Rapprochez-vous et écoutez le bruit de vos mains qui se promène sur l’écorce. Ou, tendez l’oreille au vent dans les feuilles, aux oiseaux, aux bruits d’eau, au bruit de vos pas.
Odorat : Sentez l’odeur de l’arbre (chacun à la sienne), de la forêt, en particulier s’il a plu, des feuilles, des fleurs. 
Enfin, la vue : Ouvrez les yeux et admirez le spectacle, prêtez attention à tous les détails, de cet arbre d’abord, puis à l’environnement qui l’entoure. Prenez le temps de savourer ce spectacle visuel, de l’appréhender, de vous nourrir de la beauté et de la force de la nature, de la terre. 
Concernant le goût, la forêt est plus difficile à goûter, mais il est possible d’organiser un repas dans cet environnement pour clore la ballade.

Je souhaite de tout coeur que ces quelques idées vous ont donné envie de voir la forêt autrement. Il est toujours plus facile de démarrer avec un guide, sans avoir besoin de penser à ce que l’on fait et dans quel ordre, pour débuter.

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